Association Familiale HEMPTINNE   

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NOTES BIOGRAPHIQUES de Christine de HEMPTINNE

(° à Gand le 01.12.1895, + à Gand, le 07.02.1984)

Deux phrases prononcées par Pie XII typent le mieux la vie de tante Christine:

          - "Jeunesse, l'Eglise vous appelle à l'action", et

- "Soyez intrépides au milieu des timorés,
        Croyants au milieu des incrédules,
Confiants au milieu des découragés,
 Aimants au milieu des sceptiques sans amour."


Ci-dessous, Christine (à gauche) avec 2 chinoises (dont la fille du Consul de Chine à Bruxelles), une Indienne, une Péruvienne, une représentante des îles Canaris. Dans le fond, son père, Alexandre. Les enfants devant sont Charly et Xavier. Photo prise à Zwijnaerde en 1938


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     Dès ses 19 ans, tante Christine, qui venait d'obtenir son brevet supérieur à Paris, fut plongée dans les horreurs de la guerre '14. Aux côtés de sa mère, elle se dévoua à soigner blessés et mourants dans les hôpitaux militaires. Puis, les premiers combats terminés, elle s'engagea à fond dans l'oeuvre "secours aux prisonniers de guerre", créée par ses parents. Il s'agissait de recevoir des centaines de gens pour les aider à envoyer colis et lettres à leurs parents prisonniers en Allemagne (fichier de 15.000 adresses).

       En plus, les dimanches, tante Christine partait à bicyclette dans les quartiers pauvres de la ville pour donner des cours de catéchisme aux enfants des écoles officielles.

       Ce travail de catéchisme aboutit en 1923 a. l'édition, en collaboration avec Don Gaspard Lefévre, d'un Missel pour petits.

       Le 23.12.1922 S.S. Pie XI lançait son encyclique "Urbi Arcano Dei". Il s'agissait d'un appel aux laïcs les "exhortant à s'employer, en particulier et en public, sous la conduite du clergé, à faire de mieux en mieux connaître et aimer Notre Seigneur Jésus-Christ". Christine organisa dès lors en sa ville natale des Cercles d'étude pour jeunes filles.

       La vie apostolique de tante Christine prit bientôt un envol extraordinaire lorsque le Cardinal Mercier la nomma le 12.12.1923 Présidente Nationale des Jeunes pour la Belgique (ACJBF-VJVKA).

      Cette fonction lui permit de participer à Rome au congrès de l'Union Internationale de ligues féminines. Elle y perçut le désir des plus jeunes de créer là aussi un mouvement international pour jeunes catholiques afin de stimuler partout par la piété et l'étude, une action apostolique mieux coordonnée. C'est ainsi que dès 1926 la Fédération Mondiale des Jeunesses Féminines Catholiques (FMJFC) fut créée. Tante Christine en assuma la présidence jusqu'en 1956.

       Dès 1927 tante Christine, soucieuse de former des cadres compétents pour l'Action Catholique naissante, créa avec quelques collaboratrices, des écoles d'Action Catholique pour jeunes filles, où des cours intensifs de 6 semaines étaient donnés sur des sujets doctrinaux, sociaux, informatifs et pratiques.

       Elle édita à cette occasion la brochure : « Propos sur l'Organisation » Dès cette époque Christine entretint des contacts réguliers avec le Saint- Père afin de recevoir des directives précises pour orienter l'essor de l'Action Catholique.

       Une première audience pontificale privée en 1928 confirma Christine dans le bien-fondé de l'action ACJBF-VJVKA dont le premier but était religieux et moral, non "économico-social." Cette action se voulait avant tout une action d'apostolat surnaturel, ce qui n'excluait pas l'emploi de méthodes plus spécifiquement adaptées aux milieux où l'action s'exerçait."
L'année 1929 est marquée par le Congrès provincial de ACJBF-VJVKA à Namur et par le pèlerinage à Rome.

       Le 19.02.1931 le Conseil Général de l'ACJBF-VJVKA, sous la présidence du Cardinal Van Roey, révise les statuts du mouvement tels qu'ils avaient été définis en 1924. Alors que l'Action Catholique en ses débuts ne visait qu'à former des élites apostoliques sans distinction de milieu, le nouveau statut prévoit à côté du principe d'unité générale pour l'ensemble de l'A.C. également un principe d'adaptation selon les milieux:

ouvriers

agricoles

indépendants

étudiants

universitaires

JOC

JAC

JIC

JEC

JUC

       Au Congrès de Rome de 1930, tante Christine est également élue présidente de la F.M.J.F.C. qui comptait alors 2 millions de membres et fédérait 25 organisations dans 13 pays différents.

       Pendant les 10 années à venir, l'activité de tante Christine se réalisera donc principalement sur 2 fronts : au plan national belge l'organisation de l'Action Catholique en pleine expansion et au plan international, des premiers grands voyages pour faire surgir dans tous les continents par des conférences et des sessions les bonnes volontés prêtes à s'organiser pour mieux s'engager en tant que laïcs dans l'apostolat de l'Action Catholique.

       C'est ainsi qu'en 1932 tante Christine fait la traversée de l'Atlantique en bateau (15 jours de navigation) pour se rendre au Brésil et en Argentine.
La brochure qu'elle édite à cette occasion comporte tout un programme « rôle et responsabilité des dirigeantes ».

       Le 24.6.1934 on retrouve Christine à Bruxelles, où se célèbre en grande pompe le congrès jubilaire de 10 ans de l'Action Catholique. Les 82.730 membres que compte la ACJBF-VJVKA de tous les milieux, ouvriers (JOC, fondée en 1925), agriculteurs (JAC, dès mars 1929), étudiants (JEC, dès octobre 1929), universitaires (JUC, dès novembre 1929), et indépendants (JIC, dès mai 1930), se rassemblent avec leurs dirigeantes au Cinquantenaire pour une grande messe pontificale en présence du Cardinal Van Roey. Des photos de ce grand rassemblement existent. Vue étonnante, semblable à ce que nous avons connu en mai 1985 lors de la visite du Pape

       Au Congrès de Rome, Christine est reçue en audience privée par Pie XI. Il lui dit : "Tenez-vous à la vraie définition de l'A.C."

       Tante Christine part alors pour un second voyage en l'Amérique Latine, munie de lettres de créance où le pape affirme que Christine "connaît la pensée du Saint-Père".

       Voyage épique où tante Christine traverse la Cordillère des Andes, en train et en voiture, par une tempête de neige.

       Neuf pays sont ainsi visités; des écoles de formation fondées, des secrétariats organisés, des bulletins de liaison lancés en différents endroits.

       D'octobre à décembre 1936 Christine part pour l'Australie. Immenses espaces qu'elle doit traverser en chemin de fer : 53 h. d'affilé en train, certains jours, à travers le désert. Avant son départ pour Adélaïde et Melbourne le Saint-Père, Pie XI, lui avait donné en audience privée une bénédiction apostolique avec ces mots qui l'ont frappée et qu'elle a notés dans  ses mémoires : "Je vous donne ma bénédiction comme le vieux Tobie au jeune Tobie : que Dieu soit sur votre route et que l'ange vous garde."

       A son retour en Europe, non sans avoir fait un saut jusqu'à Mengalore en Inde, Christine retrouve le Saint-Père à Castelgandolfo. Il lui révé1e alors un secret : "Je vais vous raconter quelque chose que je n'ai pas dit souvent et à peu de personnes. En écrivant mon Encyclique : "Urbi Arcano Dei" (23.12.1922), j'ai rédigé vers minuit sans trop m'en rendre compte le paragraphe sur l'Action Catholique. Pourquoi? Je m'étais senti obligé d'obligation et c'est pour cela que j'ose dire que ce n'est pas sans une inspiration providentielle que j'ai lancé cet appel à l'Action Catholique."

       De retour en Belgique Christine affronte les difficultés internes que connaît l'A.C. en Belgique : il s'agit de la tendance de plus en plus prononcée des différentes sections (JOC, JAC, JEC, JUC, JIC), mais surtout de la JOC) à s'organiser et à fonctionner à tous les niveaux de façon indépendante, chacune des sections limitant son action au milieu auquel elle s'adresse. Un concile provincial tenu à Malines en juin 1937 redéfinit la doctrine de l'Action Catholique pour la Belgique. Le double principe y est affirmé : celui de l'unité de l'A.C. et de ses services essentiels, et celui de l'adaptation selon les sensibilités et les nécessités propres à chaque milieu. D'autres oeuvres existantes pouvaient s'affilier en tant que oeuvres auxiliaires.

       Mais malgré cet accord de principe les rapports d'une réunion du 17.12.1938 révèlent que les options énoncées lors de ce Concile, n'avaient pas pour autant, remporté la conviction profonde et unanime de tous. L'avenir ira alors dans le sens d'une décentralisation et d'un cloisonnement de plus en plus poussé des différentes sections.

       Pendant la deuxième guerre mondiale, de 40 à 44, la Belgique est isolée du monde. Christine ne reste pas pour autant inactive.

       1. À la mort de sa mère (13.01.1939), elle reprend la présidence de l'école technique Notre Dame à Gand.

       2. Voulant venir efficacement au secours des victimes des bombardements, elle contribue avec d'autres à la mise en place d'un service d'Aide Familiale, appelé de nos jours FAMILIEZORG.

       3. Participant encore toujours activement mais souvent de façon clandestine en ce temps d'occupation ennemie, à la formation des cadres surtout dans le domaine de la catéchèse, Christine édite : VAN MOEDER GELEERD et MAMAN, PARLE MOI DU BON DIEU.

       4. Et enfin, en 45, à la demande du Vicaire-Général Calewaert, tante Christine fonde l'Ecole sociale de Gand, qu'elle présidera jusqu'à sa mort.

       Fin 1945, Christine démissionne de sa fonction de présidente de l'Action Catholique des Jeunes de Belgique (ACJBF). Elle pourra ainsi se consacrer dorénavant à plein temps aux intenses reprises de contacts au plan international. Christine visite ainsi ce qui reste des sections d'Action Catholique au Pays-Bas (voyage en auto-stop), en Angleterre (grâce à un avion de la R.A.F.), en Allemagne (par train sans fenêtres - à pied, sac-au-dos par des chemins défoncés dans un pays en ruine) et en France (manquant de tout, de ravitaillement, de charbon, de chaleur.... )

       En tant que présidente de la Fédération Internationale des Jeunesses Féminines Catholiques, (FIJFC), Christine fonde en octobre 1945 la revue "Jeunesse Nouvelle".

       Au Congrès de Rome en septembre 1947, sur le thème "Face au monde d'aujourd'hui", une charte des droits et des devoirs de la jeune fille est approuvée et parait dans une brochure sous le titre de "Vivante Action Catholique". Christine obtient une audience privée avec Pie XII, puis également avec Mgr Tardini et Mgr Montini. Le mot d'ordre reçu sera : "Présence des laïcs à tous les niveaux, avec audace, sens des responsabilités, initiatives, fidélité dans l'action sociale, force morale, esprit de sacrifice et d'endurance".

       Et les voyages apostoliques de Christine reprennent de plus belle

       en mai 1947, participation à un pèlerinage de 20.000 jeunes à Fatima (toute une nuit d'adoration, se souvient-elle, et pour un certain nombre aucun logement !)

       en 1948 : Lithuanie, Londres, Utrecht

       en 1949 : Scandinavie, Amérique du Nord et Canada

       en 1950 : Fribourg, Paris, pour une réunion à l'UNESCO

       en 1951 : Egypte, Grèce, audience privée à Rome avec directives pour le congrès d'octobre-novembre en Uruguay.

       En 1952, Christine participe au Congrès quinquennal de l'A.C. à Rome. Une intrigue rend les élections de la présidente plus difficile. Christine eut alors une audience, avec directives, de Mgr Montini. Celle-ci se termina par une prière émouvante au Saint-Esprit, "tandis que nous nous trouvions côte-à-côte agenouillés par terre dans un parloir du grand Vatican froid et vide, le 2ième jour de Pâques, vers 10.00 h. du soir", précise-t-elle dans ses mémoires.

       Et les nuages se dissipent. Le Congrès se poursuit autour du thème "Foi vivante dans le Monde Moderne", en trois leçons magistrales données par le Rev. Père Carré, O.P., prédicateur de Notre Dame. La brochure : "Foi des jeunes - Problème de notre temps", fruit de ce congrès, connut un immense succès. Le Saint-Père tira de ce rapport deux conclusions

      1° - la foi de la jeunesse doit être une foi priante,

      2° - la jeunesse doit être fière de sa foi et accepter qu'il lui en coûte."

       Ainsi l'Action Catholique était relancée.

       En janvier - février 1953, Christine parcourt à nouveau le Canada, et en avril (1-21 avril) elle préside des journées d'A.C. à Gand, où le Père Carré vient parler du sujet : "Dans le cadre d'une Europe qui se cherche". En décembre elle se rend au premier Congrès de l'apostolat des laïcs en Afrique (Kisubi en Ouganda).

       Le travail apostolique en 1954 est consacré à la réalisation d'un séminaire d'une semaine sur le thème : "Nos responsabilités internationales actuelles" au campus du Manhattanville College of the Sacred Heart à Purchase (E.U.) Il est suivi d'une nouvelle tournée au Canada.

       En été 1955 c'est une visite au "camp d'amitié" en Allemagne et au "camp culturel" en France. Ces deux camps étaient organises par la FMJFC, sous le patronage de l'UNESCO. En automne de la même année, Christine se rend aux Philippines et en Thaïlande pour tout un effort de rapprochement avec les organisations de ces pays.

       C'est lors du congrès de Rome d'avril 1956, que Christine passe la présidence de la FMJFC à Mlle Vendrik des Pays-Bas. En tant que présidente d'honneur elle continuera à assumer tout un travail au service de la FMJFC, comme celui de l'édition de la revue Jeunesse Nouvelle jusqu'en .... et de la poursuite des contacts internationaux, spécialement avec l'Afrique et l'Orient.

       Ainsi Christine reprend le bâton du pèlerin. Elle parcourt les Indes (entretiens avec le Cardinal Gracias), elle poursuit son chemin au Pakistan, en Birmanie jusqu'au Cochin. Puis, sous injonction de Mgr Lefebvre, évêque à Dakar, elle entreprend tout un périple en Afrique francophone.

       En 1958 Christine est responsable du pavillon congolais des missions à l'Exposition Universelle de Bruxelles. Mais déjà en automne, l'expo étant à peine finie, tante Christine est chargée de la délégation africaine d'expression anglaise à la session d'A.C. qui allait se tenir à Lourençou-Marques (Mozambique).

       Au cours de l'hiver 61-62, à la demande de Mlle M.H.C. Vendrik, présidente de l'Internationale des jeunes, Christine entreprend avec quelques collaboratrices des sessions de formation dans 8 pays de l'Afrique de l'Est. L'UNESCO qui subsidie le projet impose comme thème :"La Formation Civique". Elle achèvera le rapport de cette tournée lors de son retour à Gand pendant les vacances de Pâques 1962. Il sera imprimé en Angleterre.

       Les deux dernières tournées de tante Christine aux Indes furent réalisées en 1963 et en 1967. Dorénavant Christine se consacrera plus spécialement à l'Afrique. En tant que chargée de mission de l'UMOF, elle donnera des cours sur l'Afrique à Louvain (invitée par le Père Boka du Zaire) aux Pays-Bas (à un groupe d'Africaines), à Paris, en Allemagne et à l'université de Lyon.

       Et entre toutes ces conférences , Christine trouvera le temps de poursuivre ses voyages de formation: au Cameroun, Nigeria (en 1963), au Rwanda - Burundi - Kenya (en 1966).

       En 1967 Christine collaborera à la session Africaine organisée par l'UMOF en marge du Congrès de l'Apostolat des Laïcs, en 1968 elle sera à Nairobi (Kenya), en 1971 elle réalisera une dernière tournée en cinq pays de l'Afrique anglophone.

       En avril 1968 Christine participe également en Europe au Congrès de la .Fédération Féminine des Jeunes Catholiques de Berlin. Mlle Moyano d'Argentine y succédera à Mlle Vendrik comme présidente de la FMJFC

       En 1969 Christine, toujours présidente au plan diocésain gantois de la VVKA, reprend elle-même en charge l'édition de la revue "Vrouwenleven" après le décès de son ancienne rédactrice.

       En 1975 Christine se rend encore une fois à Rome pour un dernier contact avec le Secrétariat Apostolique des Laïcs (Mgr Benelli).

       Mais les forces physiques de Christine commencent maintenant à décliner. Elle sera forcée de restreindre son champ d'activités. Avec clairvoyance et fermeté elle décide de se limiter dorénavant aux 4 responsabilités qu'elle assume encore au plan diocésain :

       1. la présidence, l'orientation, l'appui financier et moral de l'école sociale qu'elle avait fondée à Gand.

       2. la présidence et le soutien de la plaine de jeu à Merelbeke, que sa mère avait créé en ....

       3. la présidence de l'A.C. féminine au plan diocésain (VVKA) et la rédaction de la revue Vrouwenleven.

       4. enfin tout un travail de contact épistolaire et d'accueil des nombreuses collaboratrices qu'elle à pu connaître dans tous les coins du monde tout au long de sa vie active.

       Cher cousin, chère cousine, si vous avez eu la patience de lire jusqu'au bout cette biographie la plus succincte que je pouvais vous livrer de la vie et de l'activité de tante Christine, que pensez-vous ? Que c'est étonnant, pas croyable, ou qu'il doit y avoir quelque secret quelque part.

       En effet, ce que j'ai écrit en ces pages, ce n'est finalement que la face extérieure de la réalité. Le moteur, la force morale, le dynamisme profond : en un mot le secret de tante Christine résidait en une double réalité :

       Premièrement celle d'une fidélité absolue à sa vie de prière : messe journalière, méditation de 1 heure tous les jours. lecture quotidienne des évangiles. (tout un programme de vie spirituelle pure, 3 heures par jour !)

       Deuxièmement le soutien qu'elle a trouvé dès sa jeunesse, dans une communauté de chrétiennes qui consacraient leur vie à Dieu et à l'Eglise selon les plus purs conseils évangéliques.

       Mlle du Rostu, une Française à été ainsi longtemps l'âme et le ressort de toutes les activités missionnaires de tante Christine.

       Voilà ce que je sais et ce que je peux vous confier. Au moment de mourir tante Christine me dit "je me sens comme sur un pont. Il me faut passer maintenant sur l'autre rive." Et du chevet de son lit elle voyait par la fenêtre l'abside de l'église Saint-Anne. Elle savait que là, dans le tabernacle, l'attendait Jésus-Christ, ressuscité.

       Alors, en soldat fidèle du Christ, le 7 février 1984, elle s'en est allée,"pour un dernier voyage, vers le Royaume.

      

      Abbé Charles de Hemptinne